Aujourd’hui, plus de 22 millions de cyber-acheteurs se rendent sur les sites
de e-commerce pour y faire des achats. Avec un numéro de carte bancaire complet, les fraudeurs n’hésitent pas à faire leur
marché sur Internet.
Joaillerie, voyage, matériels informatiques, téléphones mobiles ... sont leurs rayons préférés.
La difficulté pour eux étant ensuite de récupérer la livraison. Mais rien n’arrête ces pirates du web. Ils repèrent des
boîtes aux lettres sur lesquelles ils indiquent provisoirement leur nom d’emprunt pour récupérer le butin.
Loi pour la Confiance dans l'Economie Numérique
Dans ce contexte, l'Assemblée nationale a adopté le projet de Loi pour la Confiance dans l'Economie Numérique
(la L.C.E.N.),
le 21 juin 2004. Le texte encadre l'activité des commerçants en ligne et vise à mieux protéger les "cyberacheteurs".
Il innove en inscrivant le contrat électronique dans le Code Civil.
Dans le cadre d'un contrat de commerce en ligne, le client doit désormais confirmer son consentement
après avoir pu vérifier les termes de sa commande. Il traite aussi de la sécurité et de la cryptologie dans les échanges électroniques.
Les cartes de paiement
Il existe trois types de cartes de paiement :
les cartes bancaires (Carte Bleue, Visa, Master Card ...),
les cartes accréditives (American Express, Diners Club ...),
les cartes privatives (Cételem, Fnac, La Redoute ...),
Le règlement peut s'effectuer avec une facturette à signer, un code confidentiel ou pour la Vente Par Correspondance
(VPC) / Vente A Distance (VAD), le numéro de la carte et la date d'expiration de sa validité.
Il existe toute une série de techniques de fraudes répertoriées :
le collet marseillais,
les faux distributeurs automatiques,
le coup de fil piège,
la facturette,
la caméra de surveillance,
la Yescard,
la white plastic,
le piratage sur Internet ...
Suite à l'affaire
« Humpich »,
un génie français de l'informatique capable de créer une carte bancaire qui fonctionne quel que soit le
code confidentiel tapé
(Yescard), les médias,
le grand public s'interrogent.
En octobre 2001, la parution du Rapport CardSec propose la description et des solutions des vulnérabilités
et fraudes affectant les paiements par carte bancaire. Depuis, le parc des terminaux a été modernisé. Le
standard international de sécurité “EMV” (Europay - Mastercard - Visa) a été adopté en France.
A savoir que, selon le
ministère de l'Intérieur,
les vols commis au préjudice des particuliers sont accompagnés de plus en plus fréquemment de violence (carte bleue au distributeur
automatique de billets, téléphone mobile en pleine conversation…) .. Prudence !
Même si aujourd'hui les facturettes n'indiquent plus la totalité du numéro qui permettait auparavant
des détournements de carte, il faut être vigilant. Et on ne le répétera jamais assez, il ne faut jamais
conserver son numéro de code confidentiel avec sa carte.
Passez également au
destructeur de documents
les récépissés de retraits et d'achats par CB, il en va de votre tranquillité.
Les chèques
En cas de chèque sans provision, la banque est tenue de prévenir le titulaire du compte par tous les
moyens dont elle dispose (courrier, téléphone, fax, e-mail…) pour lui éviter un
interdit bancaire.
Pour un chèque supérieur à 3 600 €uro, une amende s'ajoute.
Le montant moyen des chèques frauduleux est de 230 €uro.
Il est conseillé de rédiger les chèques au stylo-bille noir indélébile sans oublier de mentionner
la date et votre signature. Les faussaires grattent, raturent ou tachent les éléments qui permettent aux commerçants
de savoir si le chèque est inscrit au fichier des chéquiers perdus ou volés.
Un voleur qui réussit à dérober un chéquier et une pièce d'identité pourra imiter la signature du titulaire du compte.
Le commerçant a l'obligation de vérifier la photo sur la carte d'identité (art. 12-2 du
décret-loi du 30 octobre 1935 ).Cependant pour les photos prises parfois plusieurs dizaines d'années auparavant, l'identification est
presque impossible.
A savoir : un commerçant a le droit de noter le numéro de votre pièce
d'identité au dos du chèque, en revanche il n'a en aucun cas le droit de procéder à la photocopie de votre
pièce d'identité.
En cas de vol ou de perte d'un chéquier, appeler 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, le 08 92 68 32 08 (0,337 €uro
la minute). Cette ligne mise en place par la
Banque de France
permet de limiter les frais en cas d'utilisation frauduleuse. Comme pour les cartes bancaires, elle gère tous les chèques quelle que
soit votre banque d'origine.
Les virements
On oublie souvent de parler des virements et pourtant ils sont également appréciés des fraudeurs en mal d\'argent facile. Dans les textes,
il n'existe aucune condition de validité d'un
virement bancaire
ou postal. Il est possible de les effectuer :
au guichet,
par téléphone,
par courrier,
par telex,
et de plus en plus fréquemment par Internet ...
Bien sûr, la signature d'un ordre de virement est obligatoire pour les courriers ou les télécopies reçus par la banque. Mais,
malheureusement, il est facile d'imiter cette signature.
A titre d'exemple, ces escrocs qui avaient volé les papiers d'identité du titulaire du compte, reproduisaient sans difficulté
sa signature. Le Tribunal de Grande Instance de Paris a estimé que la victime aurait dû prévenir son banquier du vol et qu'elle
était donc en faute vis à vis de lui.
Pour la consultation des comptes sur Internet ou par audiotel, les banques distribuent de nouveaux codes
différents de celui de la carte bancaire du compte. Attention : ces codes sont tout aussi
dangereux ! En effet, ils permettent pour la majorité d'entre eux d'effectuer des virements de façon presque inaperçue.
Seuls l'apprentissage par coeur et la destruction de ces codes restent une bonne protection.
Sinon un individu malveillant peut vider un compte en quelques minutes seulement. La justice retient aussi la faute du titulaire
du compte si ce dernier a diffusé sans discernement ses coordonnées bancaires via des
R.I.B.
IMPORTANT : ne jetez plus vos papiers dans une corbeille, rendez-les définitivement
illisibles avec un destructeur de papier.