La Communauté française du renseignement est le nom donné à l’ensemble des services de renseignements de la République française.
Ce terme est apparu dans les années 2000 dans les milieux diplomatiques et militaires français.
Les relations que la D.G.S.E. entretient avec l'ensemble des services, constituent « la communauté
française du renseignement ». Elles contribuent à assurer la protection de nos ressortissants, du territoire national
et des intérêts français dans le monde.
La D.G.S.E. (Direction Générale de la Sécurité Extérieure)
La D.G.S.E. est chargée de rechercher et d'exploiter les renseignements intéressant la sécurité du pays. Elle
a aussi pour mission de détecter et d'entraver, hors du territoire national [**], les activités
d'espionnage dirigées contre les intérêts français
(décret n° 82-306 du 2 avril 1982).
Comme l'expliquait un porte-parole du ministère de la Défense lors d'une interview : la
DGSE
ne peut raisonnablement pas faire la publicité pour ses interventions.
Il est évidemment impératif de protéger les personnes ayant permis d'éviter un attentat ou de démanteler des filières
menaçant la
sécurité nationale.
Un attrait romanesque
Cette réponse, pour sensée qu'elle soit, n'en a pas moins le don de maintenir dans nos esprits un « attrait
romanesque » pour ces métiers du renseignement.
De là à imaginer ces professionnels partir le matin sous une blouse d'ingénieur pour rejoindre
un bâtiment caché dans le sol et accessible uniquement par un ascenseur à reconnaissance rétinienne, il y a une marge, ...
celle du cinéma.
Seuls les agents du Service Action (note : Le Service action du
S.D.E.C.E. est
devenu la Direction des opérations de la D.G.S.E.) pourraient se vanter d'une vie trépidante d'espions ...
s'ils en avaient le droit !
Comment devient-on agent de renseignement ?
Société d'informations oblige, les groupes terroristes et les services secrets se sont adaptées aux technologies de
l'information : forums de discussion, sites web, courrier électronique, etc ...
De l'analyste, à l'ingénieur, en passant par le non moins essentiel traducteur, dissimulant une langue rare comme
arme secrète, il s'agit bien d'Intelligence Service.
La DGSE emploie de 3 500 civils à 1 500 militaires environ. Comme pour tout autre poste dans
l'administration publique, le personnel est majoritairement recruté sur concours, à partir de bac +3 pour les civils.
Une forte évolution dans les années à venir ...
Aujourd'hui, si ces services disposent de peu de places, le métier et les postes à pourvoir sont promis à une forte
évolution dans les années à venir, notamment dans un environnement international tendu et face à l'ouverture d'un nouvel
espace : le cyber.
Concernant d'éventuels recrutements de pirates, il ne faut pas oublier que la D.G.S.E. dépend du
Ministère de la Défense,
afin d'éviter tout conflit d'intérêt avec les pouvoirs politiques en place, et ne manquera pas de placer en prison les pirates
tombés dans l'illégalité.
Le renseignement économique
Le métier du renseignement a considérablement évolué face à la prolifération de 3 activités malveillantes touchant les
entreprises :
le crime organisé,
l'espionnage industriel,
et la désinformation.
Dans ce domaine, les gouvernements n'hésitent plus à s'immiscer dans l'
espionnage commercial
pour défendre les intérêts de leurs pays, voire en échange de bons procédés.
**Le contre-espionnage, sur le territoire français, n'est pas assuré par la DGSE, mais par la
Direction de la Surveillance du Territoire (DST) placée sous l'autorité du ministre de l'Intérieur. Par conséquent
la DGSE n'est pas censée agir sur le territoire français (de même que la DST n'est pas censée intervenir à
l'étranger).
IMPORTANT : ne jetez plus vos papiers dans une corbeille, rendez-les définitivement
illisibles avec un destructeur de papier.